France Musique

Article sur France Musique : Tango et Parkinson

https://www.francemusique.fr/savoirs-pratiques/la-therapie-par-le-tango-pour-les-parkinson-78524?fbclid=IwAR0TMV8tMVh7LJLXgeHhl9WIEGBR8am69lCaYLdJA8oNrkOg1WmxcOnCF-E

J’ai eu le plaisir de recevoir Suzana Kubik à un cours de Tango ouvert au handicap pour une interview. Voici:

“A l’espace André Malraux, situé dans le 6e arrondissement à Paris, le vendredi, c’est tango argentin. Une petite dizaine de participants, seuls ou en couple, arrivent progressivement : dans une salle située au rez de chaussée les chaises sont disposées le long des murs. Les premières mesures de musique résonnent déjà, et l’ambiance a tout d’une milonga classique. Et pourtant, c’est un cours un peu particulier : il est destiné aux personnes avec un handicap physique, dont beaucoup sont atteintes de la maladie de Parkinson. 

Charlotte Millour est professeure et danseuse de tango. Elle a initié cet atelier il y a six ans. Pour elle, les personnes en situation de handicap ne sont en rien différentes de ses élèves habituels :  « Nous sommes tous faussement égaux,explique-telle avec enthousiasme. J’adapte tous mes cours en fonction de la personne que j’ai en face. Nous avons des personnes qui souffrent de Parkinson, de sclérose en plaque ou du syndrome d’Usher. J’adapte le cours juste pour qu’elles puissent apprendre à danser et avoir un maximum de plaisir, danser comme tout le monde » tranche-t-elle.”

« J’entends beaucoup – “je ne peux pas parce que mon corps ne veut pas”,raconte la jeune femme. Mais quand je leur demande d’oublier leur corps pour se concentrer sur le plaisir de danser, il y a des choses qui se libèrent chez eux. Je leur demande de faire leur maximum pour pouvoir ressentir leur corps de nouveau avec la puissance qu’ils ont encore, et qu’ils ont mise de côté  parce que la maladie peut provoquer un abattement psychologique fort. Mettre son corps en mouvement fait du bien, on ressent ses muscles, ses appuis, et on reprend sa place physique dans l’espace et avec l’autre, » ajoute la danseuse.
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La régularité porte ses fruits, comme pour Ruben, malade depuis 10 ans, qui danse avec son épouse Nidia. Le couple est originaire d’Argentine, et Nidia raconte que, jeune fille, elle voyait le tango comme une danse pour les vieux. « Maintenant je suis vieille et j’apprends à danser pour Ruben, plaisante-elle. Mais ça me fait plaisir, parce que le tango lui fait du bien, notamment pour son équilibre, pour retrouver le sens  du rythme et améliorer sa posture. Il ne manque aucun cours, » rajoute-elle. 

Une bouffée de bien-être, et une leçon de bienveillance, envers les autres certes, mais surtout envers soi-même, comme l’explique Maximiliano Colussi :  « Le tango oblige à rentrer en relation avec son propre corps. Parfois les malades sont plus patients avec la personne en face, qu’avec eux-mêmes, et c’est un apprentissage énorme. »   

Pour lire l’article dans sa totalité, rendez-vous sur https://www.francemusique.fr/savoirs-pratiques/la-therapie-par-le-tango-pour-les-parkinson-78524?fbclid=IwAR0TMV8tMVh7LJLXgeHhl9WIEGBR8am69lCaYLdJA8oNrkOg1WmxcOnCF-E

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