SANTE: les bienfaits du Tango

Tango et Cardio

Le Tango c’est non seulement bon pour le moral mais également bon pour la santé!
Voici dernièrement aux infos, petit reportage:
A Paris, c’est pour traiter le coeur, notamment après un infarctus car le Tango sollicite le muscle cardiaque pour un meilleur afflux sanguin:

A Buenos Aires, c’est pour le moral:
http://www.lepoint.fr/culture/la-tango-therapie-traitement-tres-special-des-hopitaux-argentins-04-01-2013-1608760_3.php
Qu’attendez-vous pour vous y mettre, au Tango ;o))

Parkinson: les bienfaits du Tango

Suite à différents articles de presse relatant les bienfaits du Tango sur des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, Charlotte Millour leur dédie un cours:

Un cours de Tango Argentin dédié aux personnes en situation de handicap physique est ouvert depuis 2013: rendez-vous sur la page COURS du site pour en savoir plus.

Voici quelques extraits de : La maladie de Parkinson au jour le jour de Anne-Marie Bonnet et Thierry Hergueta, ed. Guides pratiques de l’aidant

“Toute activité permettant de ne plus penser à ce qui fait peur est à envisager : il faut continuer et parfois intensifier les activités pratiquées.
Lorsqu’une personne atteinte de la maladie de Parkinson est engagée dans une activité plaisante, elle ne se focalise plus sur ses difficultés.
La kinésithérapie s’inscrit dans ce qu’on appelle la rééducation fonctionnelle, qui a pour but de traiter les difficultés motrices liées à l’akinésie, la rigidité et le tremblement. Le rôle préventif s’adresse plus particulièrement, dans le début de la maladie, à la prévention des troubles posturaux, à l’entretien de la force musculaire, à la lutte contre la limitation des mouvements des articulations à l’aide d’exercices appropriés.
Sur un autre plan, la kinésithérapie apprend à se retrouver avec son corps, à prouver qu’il répond aux ordres, qu’il fonctionne.
Les activités de loisirs et les activités sociales doivent être maintenues et même renforcées.
Quand on n’en pratiquait pas, il ne faut pas hésiter à commencer un sport qui va permettre de vivre son corps sur le mode plaisir et d’oublier ce qui fonctionne moins bien. Quand on n’a vraiment pas la fibre sportive, on peut essayer des sports « doux », comme le yoga, le taî-chi, la natation… Bien sûr, la marche promenade est aussi un sport qu’il faut faire si on n’est vraiment pas sportif…
La rééducation permet de compenser les troubles moteurs en prenant conscience de ses difficultés, mais aussi de ses capacités motrices. Elle consiste en des mouvements de coordination des membres, de l’ensemble du corps, en l’entretien de la marche et de l’équilibre.
Les troubles de la marche sont présents chez un quart des patients parkinsoniens. Au début, une jambe a tendance à être en retard sur l’autre avec une asymétrie de la marche. Bien plus tard, la marche se fait à pas raccourcis : c’est la marche à petits pas ou à pas traînants. Les difficultés au premier pas, avec hésitation au démarrage, se retrouvent dans le demi-tour, qui, au lieu de se faire d’un coup, est décomposé en petits pas. Parfois, la posture fléchie en avant s’accompagne d’une tendance à accélérer le pas, de plus en plus court, avec risque de chutes en avant : c’est la festination.
Exercices physiques et kinésithérapie luttant contre les troubles de la marche et de la posture, améliorer la vitesse du geste, – exercices de contrôle postural : anticipation des changements de posture, coordination de la posture et du geste, – exercices de transfert, par exemple les retournements, – exercices de marche.”

Des articles récents et des études scientifiques relatent les bienfaits de la pratique du Tango Argentin sur des personnes atteintes de maladie de parkinson.

“CHICAGO (AP) — La danse et la maladie de Parkinson, un couple insolite, et pourtant: chaque semaine, Michael et Roslyn Lieb, tous deux retraités et atteints de cette affection dégénérative du cerveau, se rendent à un cours de danse conçu pour les parkinsoniens.
Depuis trois ans, sur les conseils d’une infirmière, le couple fréquente Hubbard Street, des cours lancés il y a sept ans par Sarah Cullen Fuller, à l’image du Mark Morris Dance Group de New York.
Le tremblement parkinsonien, la raideur et les mouvements saccadés caractéristiques de la maladie, semblent difficilement compatibles avec la danse. Mais faire de l’exercice est parfois recommandé aux personnes malades, notamment pour améliorer la souplesse des articulations. Les spécialistes s’intéressent d’ailleurs aux bénéfices que la danse peut apporter aux malades.
Pour les Lieb, la réponse est claire. “Ça remonte le moral”, résume Roslyn Lieb, 69 ans. “La danse nous transporte sur une planète différente sur laquelle le Parkinson n’a pas autant d’importance”.
“Nous laissons notre maladie à la porte, ne formons plus qu’une communauté de soutien mutuel et nous dansons ensemble”, renchérit son mari, un homme âgé de 71 ans. “C’est simplement une expérience merveilleuse”.
En trois ans, les cours sont passés d’une douzaine d’élèves à trente et parfois plus. Les élèves sont d’anciens éducateurs, des scientifiques, des médecins, “et bien d’autres”, souligne Sarah Cullen Fuller. Parmi les exercices, des pas de tango, accompagnés de figures empruntées au ballet classique ou plus modernes.
S’ils ne peuvent être confondus avec Baryshnikov, ou tout autre danseur, même amateur, de l’émission “Danse avec les stars”, les élèves bougent de façon émouvante, poignante. Certains sont en chaise roulante, ou peuvent à peine bouger sans l’aide de leurs partenaires. Récemment, pendant un cours, un homme se tenait debout derrière la chaise roulante de sa femme, se penchant pour caresser ses bras immobiles en musique.
“Ils savent qu’ils ne sont pas danseurs, alors que je les vois comme des danseurs. Je ne vois pas la maladie -j’essaie de ne pas la voir. J’essaie de ne pas la laisser pénétrer dans la pièce”, poursuit Sarah Cullen Fuller.
Michael Lieb est un spécialiste réputé du poète britannique John Milton, et a longtemps été professeur à l’Université de Chicago, dans l’Illinois. Roz a travaillé comme avocate en droit public.
Leur maladie est moins avancée que chez d’autres élèves. Mais le cours de danse est devenu un des meilleurs moments de leur semaine. Que les bénéfices qu’ils en tirent soient physiques, psychologiques, ou les deux, pour Michael Lieb, danser a “mobilisé quelque chose chez moi qui me donne envie de continuer, et tant que ce sera efficace, je continuerai”.
La maladie de Parkinson se caractérise par une perte des neurones qui contrôlent le mouvement. Outre le tremblement, elle entraîne une rigidité, une marche difficile, ralentit le débit de parole et entraîne parfois une démence”. Les symptômes s’aggravent avec le temps, et peuvent être améliorés avec un médicament, mais il n’y a pas de traitement.

Un million de personnes, environ, sont touchées aux Etats-Unis, et six millions à l’échelle mondiale, selon la National Parkinson’s Foundation. Si la cause reste inconnue, les gènes semblent jouer un rôle.

La danse, parce qu’elle s’accompagne de musique, est bénéfique au delà des autres formes d’exercice, notamment par la socialisation qu’elle apporte à des personnes par ailleurs isolées par leur maladie, résume le Pr Daniel Tarsy, directeur du centre de la maladie de Parkinson à Boston.
“Quand vous écoutez de la musique, ça transporte les parties émotionnelles de votre cerveau, en quelque sorte”, explique-t-il. “Ça peut aider à court-circuiter les cellules endommagées, rendant le mouvement plus facile”. Le Pr Tarsy chercher à déterminer s’il y a une réelle amélioration au niveau cérébral.

Selon les résultats d’une étude menée par Gammon Earhart, spécialiste du Parkinson à l’Université de Washington, pratiquer le tango deux fois par semaine semble accélérer la marche et diminuer la raideur des articulations.

Michael Lieb a pris sa retraite d’enseignant à cause de la maladie. “Personne ne sait de quoi l’avenir sera fait”, et c’est ce qui m’inquiète le plus, ajoute Roslyn Lieb. “J’ai un but, danser aux mariages de mes petits-enfants”. AP
Source: Le Nouvel Obs
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111207.FAP8781/la-danse-une-arme-contre-le-parkinson.html

Autres articles sur la Tango-Thérapie par le journal Le Point et l’INREES

Revue l'écho 2014

Dans “l’écho”, la revue trimestrielle de l’Association France Parkinson de mars 2014, un article prône l’activité intensive contre les symptômes de la maladie de Parkinson, notamment:
_ un travail de dissociation axiale (utilisé dans la danse Tango)
_ un travail de la marche en jouant sur la taille des pas (exacerbé pour le Tango pour les changements de dynamiques, de rythmiques)
_ des postures d’étirements (réalisés à chaque début de cours avec Charlotte Millour)

Août 2015 un article dans Santé Magazine avec des photos de William Beaucardet SAMA0476_476-SM-S-REPORTAGE Santé Magazine Tango

8 réflexions sur “ SANTE: les bienfaits du Tango ”

  1. Après avoir vu reportage sur france2 a propos du parkinson
    ou peut on avoir des renseignements sur le tango therapie
    Merci
    christian

  2. Intéressée par le sujet, le diagnostic de la maladie de Parkinson a été fait en avril 2008, je venais d’avoir 51 ans. Je suis toujours très active, mais le problème de la marche m’empêche d’être sereine et de plus. les symptômes sont très aléatoires. J’aurai bientôt 59 ans et j’aimerais continuer à vivre encore longtemps dans de bonnes conditions. Les témoignagnes sur la pratique du tango m’ont bien sûr fortement intéressés, mais j’habite au Mans, dans la Sarthe. Savez-vous s’il existe dans ma région une structure comme la vôtre. Bien cordialement. Monique

    1. Bonjour Monique,

      Je suis désolée mais je ne crois pas. Contactez l’Association France Parkinson pour vérifier quand même. Et quand vous passez à Paris, venez essayer le cours!
      En vous souhaitant bon courage.
      Bien cordialement
      Charlotte

  3. On peut dire SAIN TANGO avec un seul T celui du Tango
    comme c est SAIN LE TANGO!!!

  4. J’allais auparavant aux cours du Mark Morris Dance Group de New York et j’ai été très heureuse en arrivant à Paris de découvrir le cours de tango offert par Charlotte pour les parkinsoniens. Ce cours m’amuse beaucoup tout en m’aidant à retrouver un meilleur usage de l’espace et un meilleur sens de l’équilibre. Cette danse est un peu complexe et cela me donne l’occasion de me concentrer et de réfléchir à la façon dont je bouge. Après le cours de tango je me sens plus énergique, plus alerte au niveau mental, plus tonique du point de vue de mon moral. Le cours de tango nous donne aussi l’occasion de socialiser, d’échanger, de porter notre attention vers les autres.

  5. Le tango a la réputation d’être une danse difficile ; c’est vrai. C’est précisément pour cette raison qu’elle m’attire. Assimiler une danse aussi subtile demande beaucoup d’efforts et de pratique, toutes choses qui vont dans le sens de l’éveil de l’esprit et du corps, et qui ralentissent, ou peut-être réduisent, les effets de parkinson

    Enfin, parkinson ou pas, le tango est une danse qui procure du plaisir.

  6. Oui: deux fois par semaine comme l’indique cet article, ce serait idéal.

    Je voulais aussi ajouter Charlotte que j’ai remarqué combien tu es attentive à la question de sécurité (aujourd’hui en particulier quand tu as adressé mon problème de la façon dont j’use le talon et aussi en général tu proposes toujours des échauffements qui permettent une mise en forme préalable à la danse par paire).
    Je dois dire que je suis assez enthousiasmée par ce cours. Je vois ce qu’il peut apporter à des gens qui souffrent beaucoup par ailleurs.
    Merci.

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