Journée Nationale du Tango

Le 11 décembre est, depuis 1977, LA JOURNÉE NATIONALE DU TANGO.

Pourquoi le 11 décembre? Parce que le 11 décembre est le jour anniversaire de Carlos Gardel en 1890 et de Julio De Caro en 1899. Il sont 2 figures majeurs de la discipline!

Carlos Gardel est né le 11 décembre 1890 à Toulouse, dans le sud de la France. Il s’appelle à l’époque Charles Romuald Gardès, fils de Marie Berthe Gardès. Il arrive à Buenos Aires, en Argentine, à l’âge de 2 ans avec sa mère, célibataire de 27 ans, repasseuse de profession, partie du port de Bordeaux pour tenter sa chance dans le Nouveau Monde comme de nombreux immigrés à l’époque.

Il passera son enfance dans le quartier du “Mercado de Abasto” où ses amis le surnommeront “El Francesito” (le petit français) et ensuite “El Morocho de Abasto”. Très rapidement il va devenir chanteur dans les cafés pour gagner quelques pièces de monnaies. On apprécie rapidement le timbre de sa voix, et Carlos Gardel parvient très vite à se faire une réputation dans les bars populaires de la capitale Argentine. En 1911, à 21 ans, il fait connaissance de José Razzano, surnommé “El Oriental” (L’Oriental) en raison de son origine uruguayenne, et avec lequel il va former un duo chantant des chansons créoles.
C’est à cette époque que Carlos va changer son nom par celui qui le rendra célèbre dans le monde entier : Gardel.

L’année 1917 marque un tournant essentiel dans l’histoire du tango, genre musical jusqu’alors instrumental : Carlos Gardel interprète “Mi noche triste”, le premier tango chanté. Tonalités chaudes, dramatisation dans l’expression, évocation de déboires amoureux : tels seront à l’avenir les ingrédients du tango chanté.

En 1925, Gardel commence sa carrière en solo et se produit partout.
La généralisation du disque permet la popularisation de ses chansons en Europe et aux Etats-Unis. Paris, après Madrid où il a été déclaré “roi du tango”, lui réserve un triomphe lorsqu’il y vient en 1928. La Paramount l’inscrit à l’affiche de films à succès, prétextes à chansons qui le font connaître sur le continent nord-américain.

Mi noche triste – Carlos Gardel

Celui que vous connaissez tous:
Por una cabeza – Carlos Gardel

Carlos Gardel et Astor Piazzolla à New York:

En 1934, il rencontre à New-York un jeune joueur de bandonéon, Astor Piazzolla (13 ans à l’époque), à qui il fait donner un petit rôle dans l’un de ses films.
A la fin du tournage, lors d’une soirée, Carlos chante “Arrabal amargo”. A sa demande, Astor l’accompagne, et leur duo est ovationné. Piazzolla, qui deviendra l’autre grande figure du tango argentino dans la deuxième moitié du XXe siècle, restera marqué par cette rencontre avec l’idole.

En 1935, alors qu’il est en tournée en Amérique latine, la mort va surprendre Gardel prématurément, en pleine gloire. Son corps est ramené en Argentine, et enterré au cimetière de Chacarita à Buenos Aires.
Source: https://www.voyage-argentine.com/culture/carlos-gardel.php

Julio de Caro:

Julio de Caro, né le 11 décembre 1899 à Buenos Aires (Argentine) et mort le 11 mars 1980 à Mar del Plata (Argentine), est un violoniste et chef d’orchestre argentin, aussi compositeur de tangos.

Julio de Caro est le fils de José de Caro de Sica, ancien directeur du Conservatoire de La Scala de Milan. Celui-ci souhaite que ses enfants étudient à l’université tout en suivant une bonne formation musicale. Il choisit le piano pour Julio et le violon pour Francisco mais les 2 frères s’échangent rapidement les instruments. Quand ils décident de se diriger vers le tango, la déception du père est telle qu’ils mettront plus de 20 ans à se réconcilier.

Julio intègre l’orchestre de Roberto Firpo, puis le cuarteto de Eduardo Arolas en 1917, joue ensuite avec nombre de musiciens tels que Osvaldo Fresedo, Enrique Delfino ou le frère de Laurenz et rejoint en 1923 le sextet de Juan Carlos Cobián qui inclut le bandonéiste Pedro Maffia.

Il créé son propre sextet en 1924 incluant 2 de ses frères et Pedro Maffia, le jeune Pedro Laurenz les rejoindra un peu plus tard. Il enregistre ses premiers disques comprenant certaines de ses compositions. Afin d’obtenir une meilleure amplitude sonore, il adopte en 1925 son fameux violon-cornet (*). Il fait une tournée en Europe en 1931 qui débute à Nice et se termine à Paris.
En 1932, il renforce son orchestre avec de grands musiciens, dont le bandonéiste Anibal Troilo, et rajoute des instruments à vent et des percussions.

Il enregistrera plus de 400 titres (jusqu’en 1953), mais la période la plus riche de sa discographie est concentrée entre les années 1924 à 1932.

(*) Violon-Cornet : instrument hybride violon (bois) / cornet sans piston (cuivre), ce dernier permettant d’augmenter la caisse de résonance.

A partir des années 20, deux grands courants se sont créés : les traditionalistes qui souhaitent conserver le rythme strict du tango et les évolutionnistes davantage axés sur l’interprétation musicale (mélodie, harmonie). Le chef de file de ces derniers n’est autre que Julio de Caro (père de ce qu’on appelle aussi la Nouvelle Garde) dont l’influence sera telle qu’il va se créer une école Decarienne dont les plus célèbres adeptes seront Pedro Laurenz, Anibal Troilo et surtout Osvaldo Pugliese et enfin Astor Piazzolla.

Julio de Caro est au tango instrumental ce que Carlos Gardel est au tango chanté. D’ailleurs, le 11 décembre a été déclaré le Jour National du Tango en mémoire de ces 2 icones du tango, nés ce même jour, avec 9 ans d’écart.

Julio de Caro n’est pas le plus populaire auprès des danseurs, mais il est un acteur fondamental dans la construction du tango. Il a transformé un rythme populaire, joué avec passion mais non structuré, en une musique riche, construite et évolutive. Parmi ses nombreux succès, on peut citer : Mala Junta, El Monito, Boedo, Tierra Querida, Copacabana, …

Grande majorité de tangos instrumentaux (De Caro n’aimait pas écrire pour les chanteurs et n’a jamais accepté que la voix prenne le pas sur l’orchestration), peu de vals et de milonga.

Source: http://www.bailando-tango.com/tango-orchestre-decaro.php

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