2013 04 26 Article sur la Milonga de la Mairie du 14ème, par Anne-Sylvie Pinel

Il était une fois un grand Bal de tango en plein coeur de Paris… Eh oui, les Bals n’ont pas lieu que dans les contes de fée. Vendredi 26 avril, plus de 250 chanceux ont pu le vérifier dans la Mairie du 14ème arrondissement. Le décor s’y prêtait bien : entrée royale ponctuée de marches tapissées de rouge, accueil chaleureux, avant de découvrir la salle des fêtes majestueuse de la Mairie avec ses hauts plafonds, ses larges baies vitrées, et surtout son parquet ciré idéal pour les danseurs avides de sols délicatement glissants.

18h. Charlotte Millour, l’organisatrice du bal, invite les présents à se rapprocher pour commencer d’emblée à rentrer dans la danse avec une initiation au tango. Par chance, il y a un nombre presque équilibré d’hommes et de femmes, de tout âge et de tout horizon, débutants ou déjà amateurs, tous enthousiastes pour explorer les secrets de la danse la plus envoûtante du monde. Pendant une heure, Charlotte, accompagnée d’Adeline Capelle, explique comment marcher, se tenir, se connecter à son partenaire. On peut déjà faire quelques jolis pas après ce cours introductif.

Ça tombe bien puisque dés 19h le bal commence. Vincent le “DJ” alterne allègrement tangos, milongas, valses… Les débutants se lancent, les tangueros dévoilent leurs ganchos et leurs giros, la piste de bal se remplit peu à peu et ne désemplira pas avant quelques heures. La nuit tombe et la lumière se tamise, le son du bandonéon fait vibrer les murs et encourage les abrazos. Certains vont se rafraîchir au petit coin buvette en regardant le spectacle de la salle. On oublierait presque que l’on est à Paris dans cette ambiance typiquement portègne…

En milieu de bal, les danseurs s’écartent pour laisser place à une démonstration de Charlotte Millour et Adeline Capelle, la première faisant agilement le rôle de l’homme. Si le tango se dansait initialement entre hommes, il peut aussi se pratiquer entre femmes, et c’est une autre forme d’élégance que nous découvrons dans les pas des deux danseuses, tout en grâce et en légèreté. Charlotte fera plus tard une autre prestration avec un partenaire masculin, Iakov Gan, donnant à voir toute la sensualité et la poésie du tango.

Beauté du lieu, intensité de la musique, magie de la danse, tous les éléments étaient réunis en cette fin d’avril pour vivre la féérie d’un bal couplé à la volupté du tango. Un joli cadeau de l’association Danser le tango, qui ne manquera sans doute pas d’organiser d’autres bals, suite au succès de cette soirée

Anne-Sylvie Pinel

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